Et si on parlait de...

Allo, j’écoute…???

Avez-vous eu ce genre d’expérience où vous êtes en train de confier à votre amie que vous êtes bouleversée à propos d’un événement, et qu’elle répond en vous parlant de l’odeur de sa lotion corporelle? Ou encore d’avoir l’impression d’expliquer ce que vous ressentez à votre amoureux et qu’il n’entende que des reproches que vous, vous n’aviez pas l’intention de faire?

C’est évidemment un problème de communication, d’émission de message et de réception.

Aujourd’hui, j’ai envie de parler de ce dont parle tout un tas de magasines de bien-être, psychologie et autres féminins: la capacité à écouter.

Vous êtes vous, vous-mêmes, surpris à penser à autre chose quand votre interlocuteur s’épanche?

Je le confirme: la capacité à écouter est bien inexistante autour de moi et en moi.

La vie nous presse d’aller vite, d’être performant dans tous les domaines, et ce faisant, nous enferme dans notre monde égo-centré, avec nos propres soucis et petites histoires.

Bien sûr, parfois il nous arrive d’être réellement à l’écoute: quand on sent confusément que c’est important pour nous. Mais quand nous ne sommes pas impliqués dans l’histoire racontée, qu’en est-il réellement?

Régulièrement, je me surprends quand je prends conscience que je ne me souviens pas que l’on m’ait informée de telle ou telle chose, quand je me surprends à faire « Mmmm » au téléphone parce que je suis accaparée par mon ordinateur, ou quand je suis en train de réfléchir à ma liste de tâches qui m’attend encore quand une collègue me parle de ses soucis du jour. (Bon, là, on est d’accord… ça ne m’intéresse pas vraiment et je me dédouane en me disant que cette personne qui se plaint est toxique pour ma bonne humeur).

J’éprouve ce manque d’écoute et de compréhension dans toutes les sphères de ma vie: boulot, couple, amitié… Sauf avec mes enfants, dis donc! Ces deux-là écoutent plus qu’ils ne le montrent. Preuve en est de leurs analyses de mes soucis.

Les enfants seraient-ils les champions de l’écoute? J’ai déjà remarqué à quel point ils sont sensibles aux signes corporels, à l’électricité dans l’atmosphère, à ces je-ne-sais-quoi que nous n’arrivons pas, nous adultes, à décoder.

Ne serait-ce pas dû à leur capacité à être ancrés dans le moment présent? À être attentif à ce qui se passe autour d’eux, ici et maintenant? Et bien, moi, je crois que c’est bien de cela dont il s’agit. Si nous, adultes, nous n’étions pas si obsédés par notre avenir, ou notre passé, ne serions-nous pas plus sensibles à tous ces signes intérieurs et extérieurs? Nous serions bien plus concentrés sur les paroles dites et les non-dites si nous vivions uniquement le présent. Combien de disputes sont nées chez moi, du fait de mon anticipation d’un avenir hypothétique et complètement construit et aberrant! Combien de problèmes de communication seraient évités si nous étions présents à nous et à l’autre au moment où l’on écoute… et où l’on parle. Car je me rends compte en écrivant ce billet, que nous parlons souvent avant d’avoir réfléchi à ce que nous voulons partager dans la communication.

Alors, c’est décidé, je travaille mon écoute à partir de maintenant.

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