Et si on parlait de...

Suspension…

S’arrêter. S’arrêter de faire. Décider de ne rien faire, de ne pas agir, de ne pas ré-agir. Quand l’agitation est là, prendre une inspiration…Attendre… respirer. Et ne rien dire, ne rien faire.

Mais comme c’est dur. Nous sommes habitués, élevés, conditionnés pour agir, faire, réagir. La société dans laquelle nous vivons, nous invite, nous enjoint de faire, faire nous-même, agir pour changer nos vies. « Just do it » comme le dit la pub. « Vous êtes les acteurs de votre vie » nous dit-on encore. Quand entendez-vous « regarde, écoute »? Quand lisez-vous « Arrêtez-vous »? Quand vous-dit-on « Attends »? Jamais! Et pourtant… Quelle merveille de suspendre le mouvement.

La poésie est toujours au rendez-vous: les couleurs du coucher de soleil, le givre sur le feuillage, le chant d’un oiseau dans le bosquet.

Le calme en soi, l’observation de ce qui se passe en nous, l’accès à notre intériorité, à nos sensations, émotions sont à la clé de ces instants magiques de suspension.

Suspendre le geste avant d’en arriver à son terme, suspendre le pas avant d’entrer ou sortir d’un endroit, suspendre la main avant d’ouvrir une porte, …

Je vous invite à parsemer vos journée de points de … suspension, et à observer ce que cela change en vous, ce que cela change dans votre vie.

N’hésitez pas à commenter.

La bienveillance à l'école

Une discussion d’enfants

Aujourd’hui, je vous raconte une discussion entre deux de mes élèves L et T. Ces deux-là ne sont pas des moindres, parce que ce sont les deux plus « compliqués » à gérer dans ma classe.

D’un côté, vous avez L qui est en demande constante d’attention (100%), qui parle tout le temps (ou presque), et qui coupe la parole à tout le monde, tout le temps. Pour couronner le tout, quand l’attention ne se dirige pas vers lui, il crie pour être bien sûr qu’on l’entend.

De l’autre, vous avez T, plutôt taciturne, mais qui peut quand il est énervé, se mettre à parler tout seul, à voix haute (assez forte). Dans ces jours-là, en prime, il peut se déplacer très discrètement, pour aller tirer les cheveux, pincer ou taper certains autres élèves.

Et bien, ces deux-là ne se supportent pas… mais ils sont toujours l’un à côté de l’autre dans le rang… et bien sûr, ont des embrouilles interminables et répétées (voire quotidiennes). Je vous le confirme.. ; C’est épuisant.

Alors avant les vacances de Noël, après un énième début de matinée où ils se sont montrés très énervés l’un contre l’autre (et ce dès l’arrivée à l’école le matin), je leur ai dit en privé que je souhaitais avoir une discussion avec eux deux à la récréation. Ils ont cru que j’allais les punir, (d’ailleurs pour eux, rester à la récré avec moi, c’est une punition). Je leur ai dit que nous règlerions le différend à ce moment-là et que jusque là, je préférais ne pas en entendre parler…. OUI, sans doute cela va à l’encontre de l’écoute bienveillante et positive… mais j’avais besoin de temps pour savoir comment j’allais transformer mon essai de conciliation et surtout besoin de garder mon calme en cette fin de période.

10H00 : la récré « sonne » !

« Hop ! L et T, vous restez là pendant que je descend avec les autres pour les emmener dans la cour. » Ils font la tête.

Quand je remonte, ils discutent sans fâcherie !!!

On s’assoit tous les trois autour d’une table et je commence par exposer ce que j’ai remarqué : « Je vois que vous ne vous entendez pas du tout. Vous vous disputez tout le temps, mais en même temps, je vous vois souvent l’un à côté de l’autre. Quel est votre problème à tous les deux ? »

Bien sûr, L prend la parole en premier et dit qu’il n’aime pas T, que ce dernier vient toujours l’embêter quand il joue, et qu’il fait toujours des histoires.(Je résume hein!)

Maintenant, j’explique que c’est à T de dire ce qui ne va pas pour lui (et je précise à L qu’il faut le laisser parler jusqu’au bout comme lui l’a fait).

T explique que lui, il aimerait bien jouer avec L avec ses jouets mais que L ne veut jamais. L répond que c’est parce que T n’a jamais de jouet à prêter et qu’il lui prend toujours le jeu qu’il est en train d’utiliser à la garderie, par exemple. Et là, les deux me raconte une histoire de cerceau que L est venu prendre à T, et que celui-ci s’est fait gronder parce que L s’est mis à crier. Et là, je comprends que L a trouvé un moyen d’obtenir ce qu’il veut : les adultes pour avoir la paix, cèdent à ses cris, au risque de ne pas respecter les autres élèves. Je comprends mieux pourquoi certains autres élèves en ont peur.

Je demande à T de dire ce qu’il a ressenti à ce moment-là (en doutant qu’il me réponde… et oh, miracle ! Il explique qu’il a pleuré parce que la dame de la garderie a donné le cerceau à L) : Tristesse (émotion) à cause d’une injustice (besoin de justice et surtout de respect je pense).

L s’excuse alors de ce qu’il a fait parce que « oui, ça n’était pas juste pour T que la dame de la garderie lui donne le cerceau à lui. Whouahou ! Dire ses émotions permet à l’autre enfant de prendre la responsabilité de ses actions.

Je demande ensuite comment ils pensent pouvoir régler leur différend.

T dit qu’il aimerait pouvoir jouer avec L et ses jouets.

L semble d’accord. Je les laisse partir en récréation. Ils ont un sourire jusqu’aux oreilles.

Je suis dubitative et j’attends de voir.

Après cette récré, L vient me voir en disant qu’ils ont vraiment bien joué.

À mon avis, tout n’est pas réglé, parce que les vieux réflexes vont revenir, mais bon, je tiens une piste, on dirait.

Pour résumer :

  1. j’ai choisi de discuter du différend en « différé », dans le calme, en dehors des autres élèves.
  2. J’ai exposé les faits, ce que j’avais observé.
  3. J’ai demandé à chacun de dire son problème.
  4. Puis à chacun d’exprimer son ressenti
  5. Quelles solutions peut-on essayer ?

Principes de communication non violente adaptés à ma sauce, pour des élèves de 6 ans… (Je vous précise que les principes d’éducation bienveillante sont très compliqués à mettre en œuvre dans un grand groupe d’enfants (plus de 25), en bas âge – 6 ans, c’est petit quand même ! Et que ceux qui y arrivent sont pour moi des êtres à part;-)))

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4 rituels quotidiens de connexion à soi

Allez, voilà que moi aussi, je me mets à produire de titres « vendeurs » et à compter le nombre de bonnes choses que je vais vous raconter… (hum hum!) Dans cet article, je vous propose des petits rituels à expérimenter pour retrouver des petits moments pour soi, pour prendre une respiration dans vos journées de folie, mesdames, et surtout (selon moi) pour inverser cette tendance à voir le « verre à moitié vide » et le voir plutôt plein).

  1. Au réveil, commencez par vous étirer dans le lit pour sortir de l’engourdissement et des rêves que vous venez de faire. Si la sensation est désagréable (moi, ça m’arrive), respirez profondément 3 fois. Acceptez cette sensation « pas terrible » et mettez-vous en mode gratitude: Merci à mon compagnon de vivre à mes côtés et de me faire rire chaque jour, merci au fabricant de matelas qui me permet de si bien dormir (j’en sais rien, n’importe quoi qui vous touche et que vous appréciez; moi c’est souvent « merci les oiseaux de chanter si joliment au lever du soleil »). Par ailleurs, ces gratitudes, j’ai pris l’habitude de les écrire, parce que quand j’ai un « coup de mou », je les relis, et ça met du baume au coeur.
  2. Un temps de silence après des étirements des membres et du buste. Pour moi, c’est la méditation avant le petit-déjeuner, mais juste 5 mn de respiration et 5 mn d’étirements ça peut changer votre façon de voir votre journée et commencer à la colorer de rose plutôt qu’en gris.
  3. Si vous n’avez vraiment pas le temps (je devrais plutôt écrire si vous ne voulez pas prendre le temps, parce que 10 mn plus tôt le réveil… pas possible!!!), Décidez de profitez de la douche du matin pour vous connecter à vous. Allez! On se concentre sur l’odeur du savon, la chaleur de l’eau qui dégouline sur les épaules, le ventre, les cuisses, les pieds (morceau par morceau, on se rend présent à ce  que l’on fait). On se savonne en faisant mousser jusqu’à se recouvrir entièrement le corps et on apprécie la douceur de la mousse sur la peau (mais pas à toute vitesse et en frictionnant comme si on était un cheval, non, non). On fait mousser parce que c’est amusant (moi ça me rappelle quand j’étais petite, j’adorais cette sensation de grosse mousse sur la peau et entre les doigts) et parce que c’est un auto-massage, et un « auto-message » d’amour pour soi… (Et bim! celle-là, vous n’y auriez pas cru, hein!)
  4. Après la journée de travail épuisante, s’asseoir 5 mn dans le canapé et ne rien faire, ou juste écouter une petite musique qui vous plaît (soit déstressante, soit motivante, au choix). Fermez les yeux et goûter la musique jusqu’à la fin. Toujours restez présente. C’est ça qui est bon. (Bon, j’avoue, parfois après, j’ai un mal fou à me sortir du canapé…)

N’hésitez pas à me raconter les vôtres… Le changement c’est bien aussi.

Mes lectures·Non classé

Écrire et s’engager pour soi

Dans un article précédent, je vous parlais de mes carnets d’écriture.Écrire pour être heureux.

Aujourd’hui, je vous parle des affirmations et engagements que vous pouvez écrire pour vous-mêmes (Hal Elrode « Miracle morning »). C’est dans cet ouvrage qu’il nous invite à mettre sur papier des affirmations et des engagements dans le but de transformer notre vie, et de nous transformer nous-mêmes.

Le principe est le suivant:

  1. Il faut d’abord déterminer ce que l’on veut changer ou que l’on veut obtenir. Exemple: Je décide d’écrire chaque matin environ 3 pages.
  2. Ensuite, expliquer pourquoi on veut faire cela, de manière précise. Pour trouver l’inspiration et comprendre ce qui m’anime et m’enthousiasme.
  3. Que doit-on mettre en place pour arriver à cette objectif? Je décide de consacrer un carnet à cette écriture systématique et de dégager du temps quotidiennement
  4. Quelle personne allons-nous ÊTRE pour parvenir à nos fins? Je serai fidèle à cet engagement, honnête et détendue pour parvenir à écrire sans tension. (Le but étant bien de trouver l’inspiration). Je vous parle bientôt du pourquoi j’ai pris cet engagement de trouver l’inspiration, suite à la lecture d’un article dans le magazine Happinez de décembre. happinez
  5. On peut si on le souhaite, ajouter une citation qui renforce l’engagement, parce qu’elle l’inscrit dans une forme de décision « de vie ». La grandeur des actions humaines se mesure à l’inspiration qui les fait naître. (Louis Pasteur)

Ce que procurent ces affirmations en dehors des objectifs à tenir, c’est plus le sentiment de travailler pour enrichir sa vie, son présent. Elles aident à prendre confiance en soi, à faire grandir l’estime de soi parce qu’à relire ces projets d’actions, on peut mesurer les efforts que l’on a faits et le chemin parcouru. Les lire le matin permet de les inscrire en arrière-plan. Cela les concrétise, les rend plus réelles, leur donne du corps. Elles sortent du domaine vague des idées « peut-être » pour entrer dans le domaine des « je décide ».

Mes lectures

Reconnaissance

Mesdames, vous le connaissez ce sentiment? De  colère, d’énervement, de tristesse quand vous avez couru partout pour conduire les enfants, fait les courses, appeler vos parents, préparé le repas, plié le linge sec… Et que personne ne s’en est rendu compte. Et que vous avez le sentiment d’avoir fait votre devoir… mais sans la satisfaction, (ou plutôt le contentement et la plénitude) d’avoir fait ce que vous vouliez faire. Et pourquoi? Parce que vous faites toutes ces choses, du mieux que vous pouvez (le plus parfaitement possible), mais pourquoi, pour quoi, pour qui?

Au premier niveau de l’analyse, bien sûr, vous faites cela parce que vous vous souciez du bien-être de vos proches. Vous avez à coeur que tout soit fait pour qu’ils aient tout ce qu’il faut. Mais dans votre tête, il y a cette pensée que vous DEVEZ le faire.

Or, si vous y réfléchissez, le DEVEZ-vous? À qui? Pour quoi? Le deuxième niveau d’analyse répond à ce besoin de reconnaissance. Vous ne le faites pas seulement parce que vous êtes une bonne âme qui se soucie de ses proches (pas seulement!). Vous le faites surtout parce que vous avez caché au fond de vous ce besoin d’entendre à quel point vous êtes bonne et généreuse, et dynamique et aux petits soins pour vos proches, etc.

Et si on gratte encore; troisième niveau d’analyse: Ce besoin ne répond-il pas à cette peur de ne pas être aimée si vous ne faites pas ce que vous croyez que les autres attendent de vous.

Thomas D’ansembourg explique de manière limpide ce besoin de reconnaissance et ses conséquences sur notre mal-être. Alors, oui, je parle aux femmes. Parce que ce sont les femmes que je côtoie, mes amies, mes collègues qui m’en donnent tous les jours des illustrations. J’en connais peu qui lâchent prise sur toutes ces corvées et tâches quotidiennes parce qu’elles n’ont pas conscience de cette programmation en elle (qui date de leur enfance).

Mesdames, je vous invite à vous interrompre, à vous poser pour réfléchir à vos réels désirs, envies, besoins. À vous demander où sont vos limites? Qu’est-ce qui vous pousse vers la suractivité, et l’épuisement. Le chemin est long pour sortir de cette programmation, mais il vaut le coup! Savoir poser ses limites n’est pas confortable, mais c’est salutaire pour votre santé mentale et physique. C’est pour cela que j’ai envie de proposer des moments de pause à ces femmes, des moments où elles peuvent s’arrêter et porter un autre regard sur leur vie, et leurs activités quotidiennes.

Courage! Reconnaissez vous-mêmes votre valeur et vos actions, oubliez le regard des autres. Ils continueront à vous aimer malgré tout.

Je vous mets en lien ici la conférence de T. D’Ansembourg, très éclairante.

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Petits agacements et objets récalcitrants du quotidien- Ali Reibehi

Ce matin, j’ai écouté en podcast cette émission très amusante et jubilatoire sur les petits tracas que peuvent nous causer les objets du quotidien.

Elle a le mérite de faire voir ces petits agacements sous l’oeil de l »humour… Vision que je dois travailler tous les jours, parce que je ne suis pas douée pour cela.

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/35ee0ccf-28f0-4ecd-a006-239aa5af34c0« >petits em… Du quotidien-France Inter

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Sur la colline…

Quand je me sens tendue, stressée… Quand l’émotion est trop forte, quand la colère gronde, quand la lassitude, la fatigue sont là, trop pesantes… Je m’en vais sur la colline à deux pas de ma maison. j’en vois le sommet de ma terrasse… Elle m’appelle, sous le soleil, dans le ciel bleu, elle m’attire. Cette colline remplace mon cher océan finistérien, abandonné à regret.

Sur ma colline, je retrouve la paix, le calme… La tempête dans mon crâne peut parfois durer, mais quand je suis en haut….Après avoir marché d’un bon pas, senti frémir les muscles de mes cuisses et de mes mollets, je regarde la vallée, le canal de Provence qui forme un ruban bleu, ou vert ou gris, selon le temps et là je respire un grand coup… Et je me sens revivre. J’abandonne ce qui m’occupe, je laisse aller, et je me sens si sereine, entière et vivante…

Quand en plus, j’y rencontre un troupeau de brebis et leurs agneaux, c’est encore mieux. la poésie des images me gagne… Regardez! C’est magique!dsc_0254

Agenda

Vous avez envie de décrocher du quotidien lourd et pesant, de partager un moment de méditation entre femmes… (4 ou 11 février)

Je choisis le mois de février pour organiser une nouvelle parenthèse féminine (La date précise n’est pas définie: samedi 4 ou 11 février, de 14 à 16h30). Au programme une initiation à la méditation, et notamment celle du sourire, et un petit temps d’échanges.

Ce temps de parole est important pour moi, parce qu’il me permet, à moi, de partager et me connecter à d’autres femmes. De partager les petites choses de la vie qui entravent notre bien-être et notre bonheur. De partager les petits trucs et petites astuces que chacune de nous peut mettre en place, chaque jour (oui, oui!) pour retrouver son « essence »(dans le sens de ÊTRE), pour se reconnecter à ses besoins profonds et se déconnecter du quotidien lourd et dévorant.

Alors, je propose des thèmes de discussion… (Mais si les participantes veulent discuter d’autres choses, aucun problème) En février, j’ai envie de partager mes petits apprentissages de la CNV (Communication Non Violente), et notamment la reconnaissance de nos émotions et de nos besoins.

La dernière séance, nous avons beaucoup parlé du Miracle Morning , des énergies, et de méditation…Nous étions quatre. La prochaine, j’espère retrouver ces mêmes compagnes et peut-être de nouvelles…

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Si tout était possible?…

Et si aujourd’hui, vous preniez le temps de vous posez cette question? Si vous vous demandiez ce que vous feriez, ce que vous SERIEZ, surtout?

Quand je me suis posée cette question au printemps dernier, j’ai d’abord pris conscience que depuis longtemps, j’avais arrêté de rêver. Je ne parle pas des rêves de la nuit, hein, on est d’accord? Non, je parle des rêves que l’on fait quand on est enfant, ou adolescent ou jeune adulte, en train de nous construire notre vie, de chercher notre chemin. À cette période-là, le champ des possibles est très vaste, qu’on ne sait pas où regarder, ou aller. Alors, on cherche ce qui nous anime, tout en étant très dépendant des injonctions parentales, familiales. cette période-là est un tiraillement entre nos aspirations profondes et les limites virtuelles, éventuelles que posent la société et notre famille.

Mais à mon âge? Une fois qu’une première partie de la vie est construite, avec ses réussites, ses échecs et ses désillusions… une fois qu’une grande partie de nos rêves d’avant ont été abandonnés parce que justement, on a fait le choix d’écouter la multitude de voix de « la raison et de la sagesse » (sic!)… De quoi peut-on rêver?

Et bien, je vous l’affirme… de tout et encore bien plus… Bien plus qu’à 10, 15, ou 20 ans… Parce que justement, on a fait des choix, on a laissé des rêves dans des cartons, voire… jetés dans la poubelle du quotidien. Parce qu’on a construit déjà une vie, on se rend compte qu’autre chose est possible, qu’une deuxième vie s’ouvre là, devant nous…. Avec les mêmes angoisses, les mêmes interrogations qu’à 20… Mais cette fois, à 45 ans, on est bien plus conscients de nos possibles, de notre égo dictateur et limitant, de notre être et de ce qu’on ne veut plus.

Alors, je vous invite à écrire vos rêves « si tout était possible », « si d’un coup de baguette magique », plus rien ne vous entravait… Vous feriez quoi? Vous seriez quoi? Vous verrez… Votre vie prendra une autre couleur, votre énergie se réveillera. Et plutôt que de vous décourager devant le gouffre qui existe entre vos rêves et votre vie, demandez-vous ensuite, comment vous pouvez atteindre une première marche pour essayer d’atteindre cet idéal, là, maintenant, aujourd’hui.

Moi, ma première marche, ça a été la création de ce blog! Et puis la création d’un atelier d’initiation à la méditation de pleine conscience… Et puis …. J’ai encore plein de marches à grimper… Mais c’est bon de se retrouver en posture de construction d’une vie, la nôtre, en vrai et en mieux.

Have a lovely day.

Et si on parlait de...

Ce que je n’aimerais pas que vous sachiez…

Cette question m’a été posée il y a quelques temps: « Dire ce que je n’aimerais pas que vous sachiez »… j’ai eu du mal à répondre et je n’avais surtout pas envie de répondre. Si on commence à réfléchir à cela, on est obligés de regarder en face nos aspects les plus sombres… Et on n’a pas forcément envie. Enfin moi, j’ai eu beaucoup de mal, et pourtant j’avais l’impression que naturellement, je regardais sans détour mes défaillances, mes faiblesses et mes défauts. Mais cette question dérangeante m’a demandé de faire le tri: qu’est-ce que je pouvais dire, qu’est-ce que je pouvais avouer de mes côtés les plus sombres? Évidemment, il n’est pas question de se mettre à nu, de livrer une vérité crue. Personne n’a envie de se dévoiler à ce point, et personne n’a envie de connaître les démons intimes et horribles d’autrui.

Alors pourquoi en parler, me direz-vous?  C’est toujours dans l’objectif cathartique de délivrance, de guérison. Et il me semble que ces derniers mois d’expérimentation de méditation me permettent enfin d’exprimer une de mes terribles faiblesses.

J’apprends beaucoup en lisant. J’apprends en théorie (et j’adore) des tas de trucs de développement personnel. Certains éléments sont faciles à mettre en oeuvre dans sa vie, mais la plupart sont très compliqués à appliquer. Et quand vous êtes en situation d’urgence… Ouh là là!

Alors ce que je n’aimerais pas que vous sachiez, c’est que malgré mes lectures et mes sessions de méditation quasi-quotidiennes… Je n’arrive pas toujours à prendre du recul au moment présent, et que souvent encore, je n’arrive pas à gérer mon agacement et même ma colère. Je suis encore loin du lâcher-prise, de la respiration quand c’est nécessaire. Et là, ma sérénité n’est plus qu’une chimère… Voilà ce que je ne souhaitais pas que vous sachiez.

Mais Christophe André  (Je médite jour après jour) me conforte dans ma volonté de persévérer car je suis humaine. Je ne peux pas être parfaite. Je peux continuer de m’améliorer, mais il est normal qu’encore de nombreuses fois, je tombe dans mes vieux pièges, les vieilles ornières que je commence à mieux connaître. Et comme le dit le poème, un jour, après avoir appris, je comprendrai et je changerai de chemin.