Et si on parlait de...

Ce que je n’aimerais pas que vous sachiez…

Cette question m’a été posée il y a quelques temps: « Dire ce que je n’aimerais pas que vous sachiez »… j’ai eu du mal à répondre et je n’avais surtout pas envie de répondre. Si on commence à réfléchir à cela, on est obligés de regarder en face nos aspects les plus sombres… Et on n’a pas forcément envie. Enfin moi, j’ai eu beaucoup de mal, et pourtant j’avais l’impression que naturellement, je regardais sans détour mes défaillances, mes faiblesses et mes défauts. Mais cette question dérangeante m’a demandé de faire le tri: qu’est-ce que je pouvais dire, qu’est-ce que je pouvais avouer de mes côtés les plus sombres? Évidemment, il n’est pas question de se mettre à nu, de livrer une vérité crue. Personne n’a envie de se dévoiler à ce point, et personne n’a envie de connaître les démons intimes et horribles d’autrui.

Alors pourquoi en parler, me direz-vous?  C’est toujours dans l’objectif cathartique de délivrance, de guérison. Et il me semble que ces derniers mois d’expérimentation de méditation me permettent enfin d’exprimer une de mes terribles faiblesses.

J’apprends beaucoup en lisant. J’apprends en théorie (et j’adore) des tas de trucs de développement personnel. Certains éléments sont faciles à mettre en oeuvre dans sa vie, mais la plupart sont très compliqués à appliquer. Et quand vous êtes en situation d’urgence… Ouh là là!

Alors ce que je n’aimerais pas que vous sachiez, c’est que malgré mes lectures et mes sessions de méditation quasi-quotidiennes… Je n’arrive pas toujours à prendre du recul au moment présent, et que souvent encore, je n’arrive pas à gérer mon agacement et même ma colère. Je suis encore loin du lâcher-prise, de la respiration quand c’est nécessaire. Et là, ma sérénité n’est plus qu’une chimère… Voilà ce que je ne souhaitais pas que vous sachiez.

Mais Christophe André  (Je médite jour après jour) me conforte dans ma volonté de persévérer car je suis humaine. Je ne peux pas être parfaite. Je peux continuer de m’améliorer, mais il est normal qu’encore de nombreuses fois, je tombe dans mes vieux pièges, les vieilles ornières que je commence à mieux connaître. Et comme le dit le poème, un jour, après avoir appris, je comprendrai et je changerai de chemin.

 

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