Et si on parlait de...

Un état d’esprit

Petit billet à propos de mes expériences sur mon état d’esprit.

État d’esprit de cette période pour moi, plutôt dans l’hivernation: c’est à dire une énergie plutôt basse, avec peu d’envie de sortir dans la nature, de sortir en société. L’envie de rester cocooner dans le canapé, sous des plaids bien chauds, avec un bon livre, un bon film, du thé et des petits gâteaux. Et cela transpire dans ma vision de mon travail… qui m’épuise plus qu’il ne me remplit de joie ou fierté. Envie de voir d’autres horizons…

Et bien, vous savez quoi? De fait, au travail, les journées ne sont pas terribles. Vous le connaissez ce sentiment le matin de ne pas avoir envie d’y aller? Et une fois arrivé, de ne pas avoir envie d’y rester? Et une fois la journée commencée, d’avoir enfin une envie… celle de fuir?

Avec l’équinoxe d’automne, les jours qui commencent tout juste à rallonger, le soleil qui pointait son nez tous les jours, je m’étais dit que ça irait mieux en janvier… Sauf, que mon état d’esprit était toujours le même qu’avant. Et que de ce fait, mes journées, mes « pas envie » et mes « envies d’ailleurs » sont restées… et que mes journées sont devenues plus que moches. Elles sont devenues stressantes et infernales. Je n’arrivais plus à supporter le bruit, les crises des uns et des autres. Je jugeais qu’ils perdaient un temps fou à s’exciter sur leur chaise, qu’ils ne progressaient pas… Bref, rien n’allait… et surtout cela empirait.

En prime, de grosses auto-flagellations d’avoir perdu mon calme, de ne pas arriver à ce que je voulais, de perdre moi aussi du temps, et de me sentir si « incompétente ». la seule chose dont je ne prenais pas conscience, c’était de ce fichu état d’esprit,dû à cette auto-critique, cet auto-jugement permanent.

Quand une amie m’en a fait prendre conscience, je me suis demandé comment on changeait son état d’esprit. J’ai essayé avec plus d’ardeur de méditer pour prendre conscience de tout cela, j’ai essayé d’éprouver plus de gratitude et d’en écrire plus (ce que j’avais un peu de mal à faire ces derniers temps), J’ai essayé de ne pas me mettre de pression, j’ai lu, écrit… Mais cet état d’esprit avait du mal à se transformer, parce que je me laissais déborder par mes ruminations autour de mes journées au travail. Même la méditation ne m’a pas permis de m’en détacher.

Et puis hier, j’ai compris que c’était le jugement constant que je tiens sur tout ce qui arrive qui plombe mon état d’esprit. Vous le remarquerez peut être vous aussi, si vous y faites attention. Notre esprit est constamment en train de juger bon ou pas bon ce que nous faisons, ce que font les autres, ce qui arrive, ce qui est.

Alors aujourd’hui, je me suis accordée des moments de non-jugement; des moments où j’ai laissé se dérouler les choses sans critiquer intérieurement. J’ai regardé les élèves travailler à deux ou trois, un peu dans le bruit… Je suis restée détendue, sans projeter ni la crainte d’être en retard sur le programme, ni l’énervement d’être dans le bruit…. Et la journée s’est déroulée plutôt bien, beaucoup mieux que ces dernières semaines.

Mon défi est bien celui-ci: traverser mon état d’hibernation en cultivant un état d’esprit neutre, sans jugement… Bref, en adoptant le « lâcher-prise » si difficile à obtenir.

 

 

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