Et si on parlait de...

Les histoires que l’on se raconte…

Ce soir, j’ai envie de vous parler de ce sujet parce que depuis quelques temps, c’est au coeur de ma pratique vers le bien-être. Depuis que je médite quotidiennement, je comprends que notre mental ne s’arrête jamais. Quand vous commencez à vous poser, à vous concentrer sur votre respiration et vos sensations physiques, vous vous rendez compte que incessamment, vos pensées vous appellent, vous entraînent loin de votre respiration et de vos sensations physiques. Il est quasiment impossible de n’en avoir aucune en l’espace de 2 minutes… Et cela m’ interpelle! Ce mental est incontrôlable alors que nous prétendons contrôler notre vie!???

La méditation m’a permis de prendre conscience des pensées toxiques, négatives qui s’agitaient sous mon crâne à propos des événements de ma vie (professionnel, personnel). Elle a favorisé mon chemin vers le lâcher-prise et permet que je ne souffre plus des pensées qui sont associées à ces événements.

Quand vous êtes bouleversé par un événement, votre mental  se met en mode défense et se met à fabriquer des pensées destinées à vous permettre de vous défendre parce que votre état émotionnel est le résultat d’une attaque (selon votre cerveau qui fait une synthèse de votre expérience passée et des moyens à votre disposition pour défendre votre intégrité). Quand vous procédez à un arrêt sur image de vos pensées, vous êtes effarés de ce qui se passe et des émotions qu’elles déclenchent. Et vous vous rendez compte que les histoires que vous vous racontez (sans en être conscients) déclenchent des conséquences dramatiques à un événement somme toute banale. Toutes les interprétations, les discours que vous vous tenez ne font qu’envenimer la situation.

Exemple?

J’ai oublié d’acheter le pain un samedi matin. En effet, je n’en mange plus depuis que j’ai entrepris mon régime sans gluten. Donc, ce matin-là, après avoir fait toutes les courses pour le week end, je suis rentrée à la maison… Et là! Mince! j’ai oublié le pain. « Pas grave », me dis-je. Et bien, non, apparemment. Mon compagnon ne semblait pas de cet avis. S’en est suivi une énorme dispute parce qu’il m’accusait de ne pas être attentionnée (voire égoïste) parce que j’avais oublié ce fichu pain. J’imagine que ces propos étaient le fruit de tout un discours mental qu’il s’est tenu et auquel il s’est accroché parce qu’à ce moment-là, il a ressenti qu’un de ses besoins fondamentaux n’étaient pas satisfait… (Cela est une autre histoire: l’histoire de la communication non violente). Mais si on revient à l’origine… C’était juste un oubli du pain…

J’ai plein d’autres histoires comme celles-ci. Des histoires d’interprétations, de projections, d’imaginations déçues qui tournent au pugilat parce que l’on reste accrochés à notre système de pensées (en se disant qu’enfin, si elles sont là ces pensées, c’est bien pour une raison et qu’il y a bien une justification)… Et bien non! La méditation nous apprend ceci. Notre système de pensées nous ment la plupart du temps… que ce soit dans les situations heureuses ou dans les moins heureuses. La seule manière d’entrevoir la vérité, notre vérité, c’est de faire le vide dans les pensées (euh… de mettre de l’espace entre les pensées), d’en prendre conscience et d’observer la situation objectivement… Facile??? EUH NON!  Mais ça vaut le coup d’essayer.

Bon courage!

Si vous voulez en apprendre plus, vous pouvez lire 

Les quatre accords toltèques, M. RUIZ

Cessez d’être gentil soyez vrai, T. D’Ansembourg

Les histoires que l’on se raconte, J. Bruner (un peu plus compliqué selon moi)

 

Un commentaire sur “Les histoires que l’on se raconte…

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