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Perfectionnisme et créativité

En ce moment, je me délecte à la lecture du dernier ouvrage d’Elizabeth Gilbert, Comme par magie, Vivre sa créativité sans la craindre. Et j’ai envie de vous parler de ce que cela fait raisonner en moi.

Vous l’avez lu, peut-être ; ce qui m’anime en ce moment, c’est d’aller vers les femmes et de leur faire prendre conscience des multiples possibilités qui existent pour respirer dans leur quotidien. J’aimerais aider les femmes à se libérer des croyances toxiques imposées par leur éducation, leur famille, leurs proches qui les empêchent de trouver le bonheur, de se trouver et de vivre pleinement selon leurs désirs profonds.

Et bien, cet ouvrage d’E. Gilbert vous y invite, chères sœurs, par le biais de la créativité. Elle explique extrêmement bien ce que vous pouvez en retirer et parallèlement, elle y pointe ce qui empêche les femmes de s’ouvrir à leur Être authentique.

Je vais tenter de transcrire ses propos en les déformant le moins possible.

Le perfectionnisme est une illusion, un leurre particulièrement malsain. Ce désir de vouloir tout réaliser de la manière la plus parfaite qui soit, peut empêcher d’agir et de se lancer dans une entreprise, quelle qu’elle soit. Vous ne vous sentez pas suffisamment douée, pas suffisamment compétente, alors vous ne faites pas ! Qui connaît bien ce travers lève le doigt !

Il est particulièrement présent chez les femmes, car comme le dit l’auteur ; certaines femmes, compétentes à 99, 8 % vont décliner un passage à l’acte, sous prétexte qu’elle n’ont pas les 100% requis. En revanche, certains hommes auront l’audace de prétendre qu’ils peuvent le faire parce qu’ils se sentent compétents à 50% !

Je partage cet avis, bien que n’étant pas native des USA. Les hommes là-bas, selon certains clichés, sont plus audacieux et se lancent effectivement plus volontiers dans des entreprises risquées. Mais en général, je confirme que les femmes que je connais ne se sentent jamais, ou rarement, suffisantes, qu’elles ont ce désir de perfection et qu’elles ne se lanceront que quand elles penseront être au top de l’art qu’elle vise.

Ainsi vous souhaitez vous lancer dans des réalisations en couture, de la peinture, du dessin, de l’écriture parce que vous en avez juste envie et que vous aimez le plaisir que cela procure… mais vous ne le faites pas, parce que vous pensez au regard des autres et vous ne vous sentez pas douée. Et c’est là que la force du discours de l’auteur est incroyable ! Qu’est-ce que ça peut faire que vous soyez nulle ? Si ça vous rend heureux ! Et si vous êtes compétente seulement à 55% ou 60% ou 80%…, est-ce grave ? NON ! Ça ne l’est pas… et en fait, tout le monde se fiche de ce que vous réalisez. Parce que les gens se préoccupent à 90% du temps de leur personne et pas des autres. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Si cet argument n’est pas suffisant, voici un deuxième que je trouve très éclairant et qui résonne en moi.

E. Gilbert expose qu’elle est convaincue que chaque être humain a besoin de faire quelque chose qui l’empêche de faire n’importe quoi de sa vie. Que nous ayons un métier ou pas, nous avons tous besoin d’une activité qui nous fasse sortir du rôle restrictif fixé que nous avons dans la société. Nous avons tous besoin de faire quelque chose qui nous aide à oublier un instant qui nous sommes, quelque chose qui nous entraîne loin de nous-même au point d’oublier nos diverses obligations. Ainsi « en monopolisant totalement notre attention pendant une période brève et magique, elle nous soulage temporairement de la pesante et déplaisante obligation d’être ce que nous sommes. Mieux que tout, au terme de votre aventure créative, il vous reste un souvenir -quelque chose que vous avez fabriqué, quelque chose qui vous remémorera éternellement cette brève rencontre avec l’inspiration qui vous a transformé (p177).

J’avoue être complètement convaincue par son propos. Et je rajoute qu’à ces arguments, nous pouvons juste nous dire que l’on peut S’AUTORISER à… danser, dessiner, peindre, cuisiner, créer des bijoux, tricoter, etc… Je travaille désormais cela, en suivant mon intuition. Et je me dis chaque fois que des questionnements, ou des phrases du type « J’ai peur de… » arrivent, je me force à me dire « Autorise-toi seulement le droit de faire ceci ou cela… »

À bientôt

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