Mes lectures

Le millionième cercle

couverture millionième cercle

L’auteur de cet ouvrage nous parle des cercles de femmes, cercles sacrés ou non, cercles de soeurs, de soutien, de confiance.

La figure du cercle et des discussions de femmes en cercle exclut toute hiérarchie, telle que nous la connaissons dans plusieurs sphères de notre vie. Notre société est fortement « masculine », avec un patriarcat encore très présent et des relations pyramidales de hiérarchie.

Seule la configuration du cercle permet des relations d’égalité, où la parole peut alors être accueillie, entendue, reconnue, sans jugement ni critique.

C’est aussi un moyen de transmission inter-générationnelle, ou trans-générationnelle. Les femmes n’ont jamais eu de clubs officiels (ou si peu), dans lesquels elles pouvaient se livrer, écouter, partager, transmettre des connaissances ancestrales, ou des connaissances expérientielles à propos de leur vie de femmes. Bien sûr, il y a les rencontres entre amies. Souvent, en compagnie des compagnons et/ou des enfants. Ou alors, des rencontres dans un endroit bruyant comme un restaurant, ou un café. Ou alors une sortie dite « culturelle » au cinéma, au théâtre, au musée, etc… Mais où sont ces espaces-temps d’échange et de partage, de communion entre femmes autour des sujets qui nous animent, qui nous pèsent, qui nous transportent, qui nous éteignent. Où est la conscience de ce besoin ancestral de se retrouver pour toutes ces choses. Nous savons au fond de nous que ces cercles seraient de magnifiques moments pour nous, pour soi, pour aller vers les autres et répondre à nos instincts d’entraide, de bienveillance et de compassion.

Comment renouer avec le savoir des femmes venu de la nuit des temps, autour de la nature cyclique des femmes? Comment nous réconcilier avec nos organes féminins, leur faire la place qui leur convient. Ne plus cacher notre nature sensible, cyclique, si souvent décriée dans le monde du travail, voire conjugal (quand il y a dispute, n’entendez-vous pas dire: « T’as tes règles ou quoi? », comme si cet état physique entraînait une sorte de mutation de notre humeur et que tout ce que l’on peut dire à cette période est nul et sans vérité!)

Alors, comme des milliers d’autres femmes de par le monde, je vais ouvrir des cercles à destination des femmes à la rentrée de septembre: des cercles de sororité, des cercles de paroles, des cercles initiatiques de transmission à destination des « femmes en transition » (premières règles, premier enfant, séparation, départ en retraite). Je me sens transportée par ce projet, car c’est quand l’humanité aura basculé de la philosophie du patriarcat, à celle de l’équité, équilibre, égalité entre hommes et femmes, que nous pourrons protéger la Nature, la Terre, nos enfants. Nous pourrons ainsi oeuvrer dans la bienveillance envers nos contemporains et qu’un espoir de paix pourra peut-être advenir.

Mes découvertes/mes réflexions

Alignement

Ce soir, je vous écris un billet de contentement.

Nous avons, ma famille et moi, créé un potager au fond de notre terrain, et vous n’imaginez pas la sensation, l’émotion que cela me procure. Je suis tellement fière… et du travail abattu par mon homme et mon papa, et de notre résolution de commencer à cultiver un potager. Cela est en complet accord avec mes croyances et mes nouvelles habitudes de vie. J’ai pris conscience depuis longtemps de la nécessité de protéger la nature et l’environnement en général.

Mais très récemment, j’ai vécu une expérience de connexion à la nature, plus des méditations en lien avec la nature et cela m’a complètement convaincue (s’il en était besoin), que je fais partie du grand Tout et qu’un de mes objectifs, pour ma vie sur cette Terre, est bien de prendre soin d’elle, mais aussi de revenir à la Nature dès que possible.

Ce matin, quel bonheur de choisir nos plants, en accord avec des principes de biodiversité et d’écologie! L’an prochain, nous ferons le choix de commander nos graines plus tôt dans la saison, sur internet, des graines bio, différentes des graines Monsanto que l’on trouve en grandes surfaces. Mais là, pris par le temps (nous sommes déjà fin mai et pour faire des semis, c’est un peu tard). nous sommes donc passés directement à l’étape des plants à repiquer.

L’essentiel est fait, il nous reste à installer un système d’arrosage économique en gestes, en temps et surtout en eau et du paillis de chanvre qui garde l’humidité. Nous avons aussi installé des oyas  (amphores en terre cuite, poreuses qui gardent le sol humide à proximité des arbustes qui en ont besoin… Vraiment génial et simplissime comme invention. Ici, le lien pour aller voir la boutique: acheter des oyas.

Ce soir, je viens d’arroser mes petits plants et je rêve déjà des tomates, fraises, courgettes, oignons, salades que je vais pouvoir récolter.

Belle soirée de printemps et bon jardinage à ceux qui aiment.

 

Et si on parlait de...·Mes découvertes/mes réflexions

Ces liens invisibles qui nous empoisonnent

liens virtuelsCela fait longtemps que je réfléchis à cette histoire de liens. Et ma récente expérience de constellation familiale a réactivé ma réflexion.

Nous sommes des êtres de lien, avec nos enfants, nos aimés, nos parents, nos amis, nos collègues, nos voisins. Si l’on devait symboliser tous les liens qui nous relient à toutes les personnes de notre entourage (proche ou moins proches), nous serions dans un pelote de fils inextricable.

Mais il est des liens insidieux, dont nous n’avons pas conscience. Des liens de l’ordre du virtuel, qui sont mentaux, mais qui nous enchaînent parfois bien plus que de véritables liens plus tangibles.

Je veux parler de ces personnes que parfois nous ne connaissons pas, que nous avons rencontrées une heure un jour au détour d’une formation, d’une rencontre entre collègues, ou lors d’un mariage, d’un anniversaire. Des personnes avec qui vous avez discuté seulement quelques minutes, souvent autour de sujets professionnels ou peu importants. À l’issue de ces rencontres, vous pensez que vous ne reverrez plus ces personnes, et qu’aucun lien n’existe entre vous.

Mais la personne en face semble, elle, avoir vu et créé un lien. Vous avez suscité sa curiosité, son intérêt. Alors, elle essaie de mettre du concret dans une relation qui n’existe pas. Elle cherche à vous atteindre en vous proposant de vous partager un ouvrage, un document… Poliment, vous donnez vos coordonnées en vous disant que cela ne prête pas à conséquence… Pour vous, oui. Mais il semblerait que cette personne n’y voit là qu’un encouragement et qu’elle mette en pensée de la consistance dans ce lien. Or, ce lien n’existe pas, ou très peu. Mais vous voilà ennuyé d’avoir à couper un lien qui n’existe pas pour vous.

Il y a aussi cette relation qui n’en est pas une pour vous. Vous entretenez cette relation virtuelle par des discussions téléphoniques ou mail. Vous y mettez un peu de consistance tout en sachant que vous, « vous ne voulez pas aller plus loin ». Mais cela n’est pas juste, pas honnête pour l’autre… qui lui, encore une fois y met du sérieux, veut y voir un vrai lien.

Ou encore, il y a ces liens qui pourrissent vos pensées. Ces liens auxquels vous n’étiez même pas conviés. Ils se sont faits à votre insu, créés par vos aimés dans la trahison. (une amie qui raconte tout de vous à une autre personne, une tromperie, une alliance à laquelle on ne vous invite pas, etc…) Ils étaient secrets ces liens, mais vous en avez eu connaissance et cela vous a fait mourir de chagrin. Les autres personnes à l’autre bout du lien, vous ne les connaissez pas, vous ne les avez jamais rencontrées… Mais elles vous pourrissent la vie parce que là, c’est le lien entretenu à votre insu qui fait mal, et qui créé une triangulaire avec ce lien toxique virtuel. Vous n’en vouliez pas, vous n’en voulez pas, mais il existe. Et pour ce défaire de cette toxicité, c’est très compliqué car comment travailler sur un lien invisible qui, dans la réalité, n’existe pas ?

Et bien, de recette unique, il n’y en a pas, vous imaginez bien. Mais la symbolique du lien et sa rupture symbolique sont une piste. L’hypnothérapie est une autre voie. Le temps… quoique c’est peut-être le moyen le moins rapide, et peut-être le moins efficient. Le pardon à soi, à l’autre, la bienveillance et la compassion par la méditation sont tout autant de pistes à explorer pour se débarrasser de ces liens invisibles qui nous empoisonnent.

Cette histoire de liens fait résonner en moi ce précédent article que j’ai écrit sur les histoires que l’on se raconte… Car ces liens empoisonnants ne sont finalement que le résultat des histoires que le mental vous raconte à propos d’une situation, des histoires qui tissent un lien sur du néant. Je vous remets ici le lien (tiens tiens!) vers cet article: Les histoires que l’on se raconte

Et si on parlait de...·Mes découvertes/mes réflexions

Vivre en légèreté

Il m’est venu cette idée l’autre jour. Je ne sais pas si comme moi, vous avez du mal à lâcher-prise avec vos soucis du quotidien, mais moi, j’ai réellement pris conscience que cela devenait une nécessité dans ma vie : Vivre plus légèrement.

Sauf que je ne sais pas faire. Quand on a l’habitude de tout prendre au sérieux (pour des tas de raisons dues à notre éducation et notre histoire), comment fait-on ?

J’ai beau lire et relire des livres, des citations. Me dire que la vie est comme elle est, que pour vivre plus légèrement, il ne faut pas juger, ni interpréter, mais pratiquer l’acceptation… OK ! Mais concrètement ?

Quand on est directement atteint dans votre bien-être, que le stress prend le pas, parce que on est face à une situation difficile, on fait comment ?

Les moyens que j’expérimente sont la respiration, la méditation, la connexion à la nature… Mais parfois cela est insuffisant pour lâcher les ruminations. Et c’est bien là, le point faible : où est la légèreté ? Facile d’être joyeux et dansant quand il n’y a aucun obstacle… Mais comment trouver cette légèreté dans le quotidien difficile ?

Ce soir, je fais le lien entre les 4 accords toltèques et les principes de méditation. La légèreté est dans le non-jugement, la non-interprétation. Comme l’explique parfaitement C. André ou M. Ricard, ce qui fait souffrir, c’est l’interprétation que l’on fait des événements. Si nous restons calmes et sans jugement face à une situation, que la première émotion gérée, nous arrivons à accepter ce qui arrive, comme quelque chose qui est là et qui ne nous est pas spécialement destinée, ça va déjà mieux.

Mais concrètement, ce qui m’aide à être plus légère, c’est la musique, le mouvement, la créativité, la lecture… Toutes ces activités « égoïstes », ces temps « pour soi » que l’on ne s’autorise pas suffisamment. Mes enfants qui pratiquent l’humour des situations m’aident beaucoup également (et je les en remercie avec une profonde gratitude).

Le non-jugement et l’humour… Le second volet de la proposition est assez compliqué aussi quand on est dépourvu de ce sens de l’auto-dérision et du comique de situation.

La légèreté, ça n’est pas se f… de tout, et se dire « c’est pas grave ! Arrivera ce qui arrivera ! » ou encore « C’est pas grave ! Je ne suis pas responsable de son interprétation. » Ainsi, la légèreté, ce n’est pas ne pas respecter les autres et ne prendre en compte que son propre bien-être.

C’est juste prendre du recul, se forcer à ne pas râler pour regarder ce qui arrive autrement. C’est ne pas s’appesantir sur les événements passés douloureux et ouvrir les yeux sur l’instant présent. S’offrir les cadeaux de la vie en les savourant dès qu’on les aperçoit.

Alors je résume : ne pas juger au premier degré, rire de soi, laisser de côté le passé, investir le moment présent… plus respirer, méditer, rire, danser, dessiner, peindre, créer, lire, marcher….légèreté-papillons

Mes découvertes/mes réflexions

Journée de formation

Aujourd’hui, j’ai assisté à une formation à destination du monde de l’enseignement. le thème : Accueillir et faire réussir tous les élèves au delà de leurs différences, de Jean-Michel Zakhartchouk (à mes souhaits!)

Ce fut plutôt intéressant et tant mieux, parce que sinon, je me serais trop ennuyée. Mais là n’est pas mon propos. Je souhaite vous partager mon ressenti au cours de cette journée et surtout le sentiment général que je n’arrive pas à nommer après une telle journée.

Je me suis retrouvée au milieu de personnes totalement engagées auprès de leurs élèves, des personnes qui souhaitent le meilleur pour leurs élèves, qui innovent, qui y passent tout leur temps. Je les ai écoutées et admirées parce que ces personnes rayonnent et apportent vraiment du « mieux » dans leurs classes. Ils gravitent plus ou moins tous autour de la pédagogie Freinet, qui sous bien des aspects, favorise la créativité, l’autonomie et l’indépendance des élèves. Quand elle est bien menée, cette pédagogie forme réellement de futurs citoyens responsables et engagés…

Et moi… je me suis demandée ce que je venais faire là. Parce que Freinet, je ne connais pas bien, je n’ai jamais appris, autre part que dans des articles. J’ai bien essayé de petits trucs… Je mets en place des ateliers, j’adopte une méthode de lecture plutôt dans la veine de ce mouvement? Mais je me sens assez éloignée de cette pédagogie. Alors, pendant un petit moment, je me suis dit que ce serait drôlement chouette si je pouvais faire de la pédagogie Freinet… Et puis en fait NON!

Parce que j’ai vraiment ressenti que ma place n’était plus à l’école, plus auprès des enfants. Je n’ai plus l’envie ni l’énergie de leur enseigner à grandir pour devenir des adultes responsables et savants. Alors je me suis sentie comme « à côté » de ces personnes, sans lien avec eux. J’ai participé au travail de groupe, en adoptant mon manque de maîtresse qui est impliquée dans sa mission… Mais au fond, le coeur n’y est plus. C’est dommage! Un peu! Après toute cette énergie que j’y ai investie. Après un master-recherche en didactique qui m’a passionnée et où je me suis sentie enfin à ma place, reconnue et compétente. On pourrait dire que c’est du gâchis. Je pourrais incriminer (un peu quand même) cette inspectrice qui m’a coupé les ailes après 25 ans de métier pour me dire que mon travail était « juste », « honnête » mais rien de plus, (La seule inspectrice sur la dizaine qui sont venus me voir en 25 ans!)… Mais en fait, ce chemin est le mien, et rien n’est du gâchis… Juste du temps perdu… Et encore, même pas sûr, car sans doute ces expériences ont leur raison d’être.

Quoiqu’il en soit, ma première pensée était que c’était générateur de schizophrénie cette situation… Continuer une activité professionnelle alors que l’on sait que ce n’est plus notre « mission », que l’on aspire à autre chose. Je ressens réellement ce conflit interne de devoir continuer l’enseignement pour gagner ma croûte, tout en sentant que quelque chose m’appelle et m’attend ailleurs. C’est un conflit également, dans le sens où je ne peux pas m’investir complètement, pleinement dans ce qui m’appelle parce que mon travail m’occupe à temps plein… Un peu le cercle infernal. Car si je ne m’y investis pas complètement, comment pouvoir en vivre vraiment et enfin sortir de l’enseignement?

Ce soir, je n’ai pas la solution, mais je sais qu’elle viendra à moi, que mes petites actions vont construire mon chemin petit à petit. Ce soir, je suis pleine d’espoir et de confiance.

Mes petits ateliers

S’amuser à créer sa vie

Cet après-midi, lors de mon atelier méditation, je discutais avec des amies de nos journées de femmes si pleines, voire débordante de tâches à réaliser, de choses à faire. et je posais la question: comment faire en sorte que toutes nos journées soient quand même un peu des journées de rêve?

Chaque matin, je me demande ce que j’ai vraiment envie de faire pour que ma journée soit belle. J’écris les petites choses qui me feraient plaisir. J’écris aussi les tâches à réaliser obligatoires (mais obligatoires en conscience: celles que je choisis de réaliser pour mon bien-être, pour la famille, pour moi, pour me sentir mieux dans mon travail). Et comme le disait une amie, faire cela permet aussi de changer de regard sur ce que l’on doit faire. « Je choisis de faire » et non pas « je dois faire » ou « je suis obligée de faire ».

Mais cette question de créer sa journée pour qu’elle soit belle me ramène au livre « Comme par magie » d’Elisabeth Gilbert. Elle y parle de la créativité sous toutes ses formes, mais aussi et surtout du fait de s’amuser avec la créativité… de s’amuser avec la vie… de faire en sorte de ne pas trop prendre nos réalisations au sérieux, nos échecs comme des catastrophes… Parce que comme elle le dit si bien, échouer nous permet d’avancer, et de faire épanouir une nouvelle idée. Finalement, je trouve que son propos est assez proche de ce que j’essaie d’écrire ce soir. Pour vivre heureux, il faut essayer de s’amuser à créer ses journées pour qu’elles soient aussi belles que possible, malgré les difficultés que l’on peut y rencontrer. Il s’agit de s’octroyer un minimum de temps pour y penser, pour jouir d’un morceau de musique, d’un carré de chocolat, d’un câlin de son enfant…

Il me vient également qu’il s’agit aussi de s’autoriser… S’autoriser à s’amuser, à créer pour le plaisir. S’autoriser à vivre sa vie dans le plaisir, s’autoriser à oser… Bref, s’autoriser à être heureux parce que finalement, il ne s’agit que de cela.

Très belle soirée à vous… Que celle que vous vous créez soit magnifique.

Agenda·Mes petits ateliers

Atelier du 13 mai

Voilà que je me rends compte que je ne vous ai pas communiqué l’annonce pour ce nouvel atelier de samedi prochain. Il y a déjà beaucoup d’inscrites, mais je peux encore accueillir 1 ou 2 personnes. Sinon, vous pouvez déjà vous inscrire pour le prochain (date qui reste à déterminer).

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