Mes découvertes/mes réflexions

La colère (ou Hulk dans tous ses états)

hulkJe voulais appeler cet article le syndrome de Hulk, mais en cherchant sur internet, j’ai compris que c’est le nom d’une maladie mentale. Or ses symptômes ne correspondent pas tout à fait à ce dont je voulais parler. Vous connaissez ce personnage de comics, repris par Marvel, ce gros homme vert, qui détruit tout sous l’effet de sa colère? Ce personnage ne peut pas contrôler ses émotions, (ni donc sa colère) et se transforme en monstre destructeur. Il est « vert de rage ». Son corps grossit, grandit, ses vêtements craquent (symbolique de l’enveloppe charnelle qui explose, mais également des limites sociales qui volent en éclat sous l’impulsion de l’émotion).

En fait, je voulais vous parler des personnes comme moi, qui ont un problème de gestion de leurs émotions (souvent on parle de personnes hyper sensibles) et qui n’arrive pas à exprimer leur colère sans manifestation un peu excessive (pleurs, cris, paroles blessantes). On a le sentiment dans ces moments-là (ou après), d’abriter deux personnalités (un peu aussi comme Dr Jekyll &Mr Hyde). Vous avez des voix intérieures qui s’expriment en toute rationalité quand vous êtes calmes. Mais vous avez une voix intérieure insidieuse, qui prend le contrôle de votre mental (et on ne s’en rend pas compte sur le moment) quand elle sent que vous êtes menacé. Et cette voix n’est plus du tout rationnelle. Elle prend son énergie dans votre cerveau reptilien (cerveau ancestral qui a encarté dans son microprocesseur, depuis la naissance de l’humanité, les dangers potentiels et les attitudes à tenir pour sauver sa peau). Ce mécanisme de défense/attaque se déroule en un temps infiniment court. Vous ne savez parfois, même plus ce qui a déclenché cette attaque de colère, peur/panique. Et là, vous passez à l’offensive (moi c’est en paroles la plupart du temps). Cela dure quelques minutes, jusqu’à ce que l’accès de rage se soit calmé. Et là, vous revenez à une réflexion plus posée, en essayant d’analyser ce qui a bien pu déclencher tout ça. Parfois, vous y voyez une légitimité, alors le conflit avec l’autre a des sources qu’il faut éclaircir (et là, bon courage. Utilisez tous les outils de communication bienveillante pour enfin arriver à faire entendre votre point de vue). Mais parfois, vos réactions sont inexplicables. Il faut aller chercher au fond de vous, dans votre passé, pour retrouver l’origine de cette colère. Et c’est bien ici que se trouve le noeud du problème. Seul, on n’y arrive pas. Mais j’y reviendrai plus loin.

Quoiqu’il en soit, après ces épisodes, il y a comme chez Hulk ou Mr Hyde, la culpabilité. Et je pense que c’est ce sentiment qui est le plus difficile à supporter. J’y vois deux raisons: 1) La culpabilité mine votre confiance en vous. Votre juge intérieur se met alors au travail et vous rabaisse plus bas que jamais (« Tu ne changes pas… Pas de progrès… c’est bien la peine de lire tous ces ouvrages de développement personnel… ou de faire de la méditation… ou de faire des stages de CNV… regarde, ça ne sert à rien! »… ou pire « tu es vraiment nul(le), mon(ma) pauvre »). 2) Cette culpabilité dessert votre propos et fait que les autres ne vous trouvent pas crédible. Vous vous sentez tellement mal après ces épisodes que vous êtes prêts à accepter tout ce qui vous a mis « hors de vous ». Alors l’autre en face se persuade de son bon droit et ne prend même pas en compte votre point de vue.

Il semble d’après les théories psychologiques du moment, que ces colères prennent leurs sources dans des colères originelles, fondatrices de notre histoire et de notre « caractère ». Elles sont le résultat de blessures anciennes, remontant parfois à l’enfance (voire à une autre génération et qu’elles ne nous appartiennent pas personnellement. Voir les théories de la psychogénéalogie). Or, si elles remontent très loin, nous les avons oubliées, nous les avons enfouies (j’avais envie de dire digérées, mais ce n’est pas cela. Dans l’idée de « digérer », il y a l’idée d’acceptation. Concernant ces blessures, elles ne sont pas acceptées, mais juste masquées). C’est pour cela que je dis que c’est le problème. Seul, il est impossible de retrouver l’origine de ces émotions. Seul un médiateur, un interprète pourra faire le lien entre vos mots sur votre histoire et vos maux intérieurs. Et vous le comprenez là, que le point de départ de la compréhension vient de la façon dont vous allez raconter votre histoire. C’est pour cela qu’il faut vous raconter votre histoire, si vous souhaitez mieux vous comprendre. Se raconter pour se trouver.

Je mets ici le lien d’un autre article sur la colère écrit il n’y a pas si longtemps.La colère

Belle journée

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