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Par…donner

Aujourd’hui, petit article sur ma pratique de la sophrologie, et notamment cette séance qui me fait avancer dans mon travail du pardon.

La sophrologie nous donne souvent l’occasion de travailler des intentions très personnelles, toujours dans l’objectif de prendre conscience de nos ressources psycho-corporelles. 

Tout d’abord, pourquoi s’intéresser au pardon ?

Il est dans notre vie, de nombreuses occasions où nous nous sentons offensés, ou d’autres situations où nous trouvons la vie injuste.

Quelles seraient les conséquences d’une vie dans laquelle, il n’y aurait pas de pardon ?

Nous aurions le choix de

  • vivre nos relations humaines en perpétuant en nous-même ainsi que dans les autres le dommage subi.
  • rester accroché au passé.
  • vivre dans un ressentiment constant.
  • Nous venger

À la fin de notre vie, ou quand une maladie importante nous touche, il peut se révéler qu’un pardon nous allègerait, nous soulagerait d’un poids vraiment très lourd à porter. Le par-don est un cadeau, c’est une offrande qui surpasse la faute et la souffrance.

L’acte de pardon nous permet de retrouver le sentiment de plénitude dont l’offense nous avait privé. On peut alors voir l’autre plus grand que ses fautes. 

Pardonner n’est pas oublier. Mais le souvenir se fera de moins en moins douloureux avec le temps.

Pardonner n’est pas nier l’offense ni la séquelle de souffrance. Il ne faut surtout pas nier cela. Ce serait alors un refoulement psychologique et nier une partie de oi qui a été blessée.

Mais pardonner exige plus que de la volonté. Cet acte réparateur réclame l’accueil de nos  émotions et une belle dose d’auto-empathie.

Le véritable pardon est librement choisi et pas imposé.

Ce n’est pas un acte de réconciliation. Les œufs ont été cassés pour l’omelette, il est impossible de retourner en arrière pour revenir à un état initial.

Pardonner n’est pas renoncer à ses droits. On peut pardonner tout en continuant de combattre l’injustice.

Pardonner ne déresponsabilise pas l’offenseur de ses actes, ce n’est pas excuser. 

Ce n’est pas non plus le signe d’une supériorité morale. Le vrai pardon est libérateur, et n’aliène pas l’offenseur.

C’est surtout une démarche totalement personnelle, un acte authentique et profond. Il ne dépend pas du tout de celui qui nous a fait souffrir ou offensé. D’ailleurs celui-ci ne se sent peut-être même pas coupable de son acte.

Cela demande beaucoup de force, et surtout un grand équilibre en soi. Nous ne pouvons pardonner à l’autre que si nous nous sommes pardonnés à nous-mêmes. Derrière tout ressentiment contre quelqu’un, il y a souvent un sentiment diffus de culpabilité (réelle ou imaginaire).

Pardonner, c’est enfin faire cesser l’offense, décider de ne pas se venger, accepter ses émotions, identifier ce que l’on a perdu, c’est reconnaître le besoin de l’offenseur derrière son acte… Enfin, pardonner c’est ouvrir son cœur… parce que oui, c’est un acte d’amour inconditionnel… pour soi-même et envers autrui.

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