Non classé

L’éloge de la lenteur

Bonjour à tous

Je retombe sur cet article et je le trouve assez concordant avec mes nécessités du moment. Depuis cet article, j’ai peu progressé dans la lenteur. Bien sûr, j’ai progressé en méditation et dans la conscience du moment présent. En revanche, je me surprends encore bien souvent à avoir fait une action (manger, boire, conduire) sans m’être rendue compte de ce que je faisais. je me laisse happer par la vitesse de plus en plus grande de mon quotidien. C’est en discutant avec mon fils que j’ai pris conscience de deux choses: je suis toujours occupée à faire quelque chose. Même quand je médite, je fais quelque chose! Et la deuxième chose dont j’ai pris conscience c’est cette course permanente après le temps qui continue de polluer mon quotidien.

En fait les deux sont liés: remplir son emploi du temps pour s’éviter de se retrouver dans les affres du « Rien » et courir toujours après quelque chose pour ne pas avoir le « Temps » de s’arrêter de se retrouver face au « rien ». Comprenez le système mis en place par beaucoup d’entre nous? Il est tellement inconfortable de se retrouver dans le « rien à faire, rien à penser » qu’on le fuit par tous les moyens. Ce « rien » que je mets en italique n’est évidemment pas du rien. C’est juste le contraire… C’est le plein de soi que l’on rencontre: le plein de ses préoccupations, de ses culpabilités, de ses ruminations. (Enfin, pour moi, c’est ce qui arrive en premier). Pour faire le tour de toutes les facettes de notre Soi, dans ces moments où l’on ralentit , où l’on stoppe toute activité, il faut prendre le temps!!! Se donner la peine de faire le tour de la question pour enfin arriver à relativiser. Et oui, apprendre à se comprendre pour mieux s’accepter demande de la lenteur, du temps, du soin de soi, de la patience. Cela ne va pas au rythme de la vie actuelle. Mais c’est vital pour ne pas tourner en sur-régime et en arriver à l’indigestion de soi, des autres, de son boulot et de la vie en général. Ralentir, voire tout arrêter pendant un temps de manière régulière, permet de trouver un sens à notre chemin et d’accepter les épreuves passées. Cela permet de transformer la douleur et de revenir à un équilibre dans ses émotions, pensées et comportements.

Je vous souhaite donc un merveilleux Temps de Rien.

Ci-dessous, l’article de 2016 republié et non modifié.

Éloge de la lenteur… Ça fait quelques temps que ça me trotte dans la tête d’écrire sur la lenteur.

J’ai décidé il y a peu (depuis que j’ai commencé à méditer en fait grâce à une application internet) de réfléchir et d’apprendre à ralentir, d’apprendre la lenteur.

Je suis plutôt impatiente et toujours pressée de finir pour passer à l’activité suivante.

Or, ma « pressitude » fait que je casse beaucoup et que quand je débarrasse le lave-vaisselle… ça fait beaucoup de bruit qui réveille mes ados qui dorment le samedi matin.

Alors particulièrement quand je débarrasse et range la vaisselle, j’essaie de ralentir… Et là, je découvre des choses incroyables : la lenteur me permet de réfléchir à mes gestes : précis, orientés, experts. Elle me permet de me plonger dans l’ici et maintenant (que je découvre en méditation).

La dernière séance de méditation que je viens de réaliser demandait d’expérimenter la marche méditative, l’exercice en pleine conscience.

Prendre conscience des mouvements de son corps, de ses sens, la sensation des pieds en contact avec le sol. Marcher lentement en se concentrant sur son souffle et sur ses pieds et le mouvement des pieds et des jambes : incroyable de découvrir l’amorti du talon, le délié de la plante des pieds et des orteils, les muscles des cuisses qui se contractent et se détendent : un vrai bonheur.

Puis la voix nous dit de caler la marche sur la respiration… je ralentis donc encore ma marche, et je découvre que je pouvais encore ralentir (j’avais déjà l’impression d’être très lente), avec mes chevilles qui se délient encore plus amplement, et mes orteils qui s’écartent et se plaquent au sol, le coussinet du talon qui semble encore plus bombé. Une découverte je vous dis !

Et les pensées, qui pendant que je ralentis, s’orientent vers des projets créatifs : l’idée de ce billet, les idées de bricolage de décoration, l’idée en germe d’une future reconversion qui pourrait bien être passionnante…

Du pur bonheur cette lenteur… ou cette orientation vers la lenteur.

La lenteur : est-ce que c’est un manque de rapidité et de réactivité, des mouvements, des gestes alanguis, ralentis ? Est-ce de la mollesse ? Ou est-ce de l’attention, de la précaution?

Réfléchir avant de parler (mon problème à moi : je suis trop impulsive), est-ce de la lenteur ? Je crois bien oui.

 

Un commentaire sur “L’éloge de la lenteur

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s