Au fil de l'eau...·Mes découvertes/mes réflexions

Coup de … sang!

Ce matin, je pars faire une petite marche à la fraîche, le cœur ouvert, le sourire aux lèvres. Je me dirige vers un petit chemin que je connais bien pour le prendre tous les jours à vélo, quand je vais travailler. 

Et là, stupeur, je me rends compte que les deux champs qui bordent ce vraiment très joli chemin (qui sent la noisette… comme dit la chanson) sont devenus deux futurs grands lotissements durant le mois de juillet. Déprime. 

Je continue mon chemin et dans ce chemin sauvage, bordant une zone de « baignade dite naturelle » (ahahah ! Ça me fait rire jaune subitement), je croise un énorme tracteur portant une immense scie circulaire (avec 4 scies) en train de tailler de bas en haut les arbres qui bordaient ce petit chemin. Adieu prunes sauvages, prunelles, mûres, noisettes et autres aubépines et églantiers.

Je marche sur les branches fauchées et mon cœur se serre, ma gorge, les larmes ne sont pas loin. Ma journée qui s’annonçait superbe se voit …entachée … du sang de la végétation que l’on sacrifie à l’aune d’une urbanisation d’un autre temps, d’un autre monde. Je suis furieuse … dégoûtée.

J’ai passé le reste de ma balade à observer à quel point l’humain ne respectait aucunement la végétation. Tout est taillé, rasé, bitumé, ordonné. Dans mon petit coin de campagne, à une dizaine de kilomètres du grand parc du château de Chambord, il reste deux ou trois chemins sauvages, au milieu de la verdure. Tout le reste est bitumé. Dans cette jolie campagne plantée de vignes et de vergers, si vous voulez vous balader, c’est sur des petites routes bitumées. Oh oui, il y a des champs, des vignes. « pesticidés » à mort ! Et au milieu, des routes.. et donc des voitures et des maisons neuves. Des tas de pavillons neufs alors que quelques vieilles fermes sont laissées à l’abandon !

Je me disais avec colère qu’il était bien dommage que les arbres n’aient pas un sang rouge qui circule dans leurs tronc et branches. Car imaginez-nous, pauvres idiots humains en train de tailler, couper, désherber à qui mieux mieux, en train de nous faire asperger du sang des végétaux. Croyez-vous que nous aurions autant d’insouciance à tout couper ainsi ? Si je visualise toute cette végétation saignant à chaque blessure infligée par l’humain, je prends conscience que je marche, je vis dans une mare de sang. Nous sommes au milieu d’un océan du sang de la Nature que nous sacrifions « parce que c’est joli, ou pratique » ! Et je ne parle pas des visées productives, économiques et financières…

Quand nous poserons-nous enfin la question essentielle : Qu’avons-nous à apporter à la Nature, en échange de tout ce qu’elle nous offre chaque jour (nourriture, fraîcheur, beauté…) ? Que pouvons-nous lui offrir, le cœur ouvert ? 

Bref !, Ce matin, je suis dégoûtée.

Il est urgent que j’aille me recueillir au sein de Mère Nature pour lui demander pardon et surtout lui envoyer toute ma gratitude pour tous les bienfaits qu’elle m’apporte.

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