Mon pour … quoi

Pour quoi ?

Je constate autour de moi qu’il y a de nombreuses femmes, mal dans leur peau, mal dans leur vie. J’entends des amies déçues de leur vie de couple, vie de famille, vie de femme, des femmes qui n’ont plus de temps pour elles, qui courent, qui courent. J’ai des amies qui gardent le sourire tout le temps, qui disent tout le temps qu’elles vont bien. Mais je sens dans mon intérieur que cela sonne faux. Ces amies ne veulent pas exposer leurs faiblesses. Elles ne peuvent pas montrer qu’elles souffrent car elles ont tellement peur d’être rejetées si elles le faisaient.

Je suis triste et en colère quand j’entends et que je vois une femme qui pleure, parce que son mari l’a abandonnée pour une autre (ou pas), alors qu’elle a laissé sa vie entre parenthèses pour s’occuper de son foyer, de ses enfants, et de front mener son travail. Je suis énervée quand je vois que ces femmes souffre de ne pas recevoir la reconnaissance qu’elles méritent. Elles n’entendent souvent que leurs manquements et finissent par être abandonnées en s’entendant dire qu’elles n’ont pas été « à la hauteur ». En fait, elles entendent qu’elles ont été trop…. ou pas assez…. mais jamais suffisantes.

Je suis révoltée quand elles ne rencontrent pas d’empathie ni de bienveillance dans la société, qu’on les accuse de toutes les difficultés que rencontrent leurs enfants. Elles sont celles qui doivent pouvoir tout, et qui faillissent la plupart du temps.

Je suis effarée de me rendre compte qu’elles ont peur. Je rencontre des femmes qui ont peur d’aller marcher seule dans la campagne, parce qu’elles imaginent le pire : se faire agresser… et c’est évidemment des agressions des hommes dont elles ont peur.

Finalement au 21ème siècle, les femmes restent prisonnières des contraintes imposées par une société dominée par le versant masculin de l’humanité. Elles se sont elles-mêmes imposées des masques, ont posé des barrières, des interdits sans les interroger… parce qu’elles ont intégré qu’elles ne méritent pas vraiment d’être aimées pour ce qu’elles sont.

Les femmes ont peur et continuent de le transmettre inconsciemment à leurs filles. Combien n’osent pas s’habiller comme elles le souhaitent ni se mettre en valeur ? Combien se cachent derrière leur compagnon ? Combien s’oublient pour ne pas être vues ? Je ne revendique pas un « féminisme » tel que l’entendent les hommes que cela dérange. Je revendique pour chaque femme le droit d’être un être humain, égal en droits à ceux des hommes. Je revendique que toute femme a le droit de pouvoir être qui elle est, de faire ce qu’elle choisit de faire, sans risquer d’être brutalisée, enchaînée, forcée, opprimée… Je revendique le droit d’une femme de vivre seule, de sortir seule, si c’est ce qui est bien pour elle. Je revendique le droit de ne pas avoir d’enfant, d’aimer une femme si c’est ce qu’elles veulent au fond d’elles. Bref ! Je revendique leur droit à agir librement et en conscience de qui elles sont intimement.

Je souhaite faire prendre conscience à ces femmes qu’elles ne peuvent pas tout, qu’elles ne sont pas responsables de tout.

Je voudrais partager mes expériences de bien-être, de calme, d’apprentissage du bonheur pour qu’elles se retrouvent elle-mêmes et qu’elles accèdent à leur bonheur intérieur. Je voudrais leur transmettre mes connaissances acquises par mes lectures sur la puissance du féminin, la force de la méditation, l’importance vitale de s’occuper de soi, la confiance que pourrait leur apporter la créativité.

Je voudrais qu’elles apprennent à se connaître intimement, qu’elles apprennent qui elles sont réellement derrière les masques qu’elles portent sans en avoir conscience et qu’elles puissent faire l’expérience de mener leur vie librement, sans contraintes des autres et de leurs proches, sans peur, en confiance envers elles-mêmes et les autres.

Je veux développer chez elles la curiosité envers leurs besoins profonds, les émotions qu’elles éprouvent et leurs effets sur leur corps, sur leur vie, sur leur relation. Je voudrais les rendre curieuses de tous les bonheurs que peut offrir la vie, et de tous les petits trucs qui permettent de vivre pleinement la vie J’aimerais leur faire prendre conscience du manque d’honnêteté qu’elles ont envers elles-mêmes, de leur promptitude à s’auto-juger et se dévaloriser, leur appétit du regard des autres qui les trompent. Je voudrais enfin qu’elles se montrent bienveillantes et tolérantes envers elles-mêmes, pour pouvoir ensuite être plus bienveillantes et tolérantes envers les autres.

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